Jeudi 17 janvier 2019 - 19:21
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À Mons , Timo Boll prépare une année 2011 où il doit enfin briller en Championnat du monde. Avant les Jeux 2012, son objectif numéro un.

À 29 ans, Timo Boll est arrivé à pleine maturité. Sorti renforcé dans sa position de locomotive du ping continental par les derniers championnats d’Europe, où personne ne lui a résisté*, il est prêt à s’attaquer au reste de la planète. C’est-à-dire, avant tout, à la Chine. Si sa fin d’année 2010 est marquée par ce duel Europe-Asie, suivi dans quinze jours, par la Coupe du monde, chez lui, à Magdebourg (Saxe-Anhalt), ce sont les rendez-vous internationaux 2011 et 2012 qui l’intéressent le plus : les championnats du monde, à Rotterdam, et les JO, à Londres.
«J’ai été un peu malade ces derniers temps, mais je suis de retour en forme, ce qui est important dans une année de championnats (NDLR : du monde), confiait le numéro deux mondial, lundi, en prélude à la rencontre montoise. Avec les Jeux, il s’agit de mon deuxième objectif. J’ai de grandes aspirations, sur le plan personnel

Car, collectivement, le joueur a déjà atteint les sommets. Avec l’Allemagne, il a été quatre fois champion d’Europe, deux fois vice-champion du monde et médaillé d’argent aux Jeux de Pékin. Il ne lui manque qu’un titre intercontinental en simple pour que son palmarès frôle la perfection. «Voilà pas mal de temps, maintenant, que je fais partie du Top 5 mondial sans discontinuer (NDLR : depuis octobre 2008, en fait). J’espère vraiment pouvoir développer un bon ping aux Mondiaux .» Un aveu qui n’est pas forcément une évidence chez un joueur qui a souvent raté ce rendez-vous biennal. Blessé et absent en 2009, il n’a atteint «que» les quarts de finale en 2007, à peine mieux que son huitième de 2005. Et que dire de l’édition 2003, où, malgré son statut de numéro un, il chute dès le deuxième tour. La faute à un Asiatique, les trois fois. «C’est vrai que ce match « EuroAsia » est une bonne occasion de jouer contre des non-Européens, reconnaît-il. J’ai besoin de ces rencontres pour rester au plus prêt d’eux. Surtout par rapport aux Chinois

«Pour battre les Chinois, il ne faut pas avoir de faille»

Et pourtant, l’Allemand est le seul joueur du Vieux continent capable de les accrocher régulièrement, en témoigne sa victoire à la Coupe du monde organisée à Liège, en 2005. «Ce qui rend les Chinois si difficiles à jouer? Il ne faut pas les mettre tous sur un pied d’égalité, mais ce qui les caractérise, c’est qu’ils n’ont pas de point faible. Pour les accrocher, c’est la même chose, il faut être sans faille. S’ils en repèrent une, ils t’enfoncent dedans

Devenir infaillible. Une priorité qui doit lui permettre de triompher à Londres, en 2012. «Ce que je souhaite plus que tout, c’est ce titre olympique. Je sais qu’un Championnat du monde, c’est plus difficile, mais les Jeux, c’est LE tournoi. Pour n’importe quel sportif, c’est quelque chose de spécial. » Waldner est le seul Européen à s’être jamais emparé de l’or aux JO. C’était en 1992, période où l’Europe n’avait rien à envier à l’Asie. La force de frappe chinoise est de retour au sommet. Mais ça n’effraie pas Timo Boll.

Source : L’avenir